À partir de la saison 2026-2027, la Jupiler Pro League retrouvera un format de championnat classique à 18 clubs, sans play-offs. La Challenger Pro League connaîtra elle aussi de nombreux changements, avec l'introduction des « video challenges » en remplacement du VAR.

Le principal changement réside dans la suppression des play-offs pour la première division. Après 34 journées, le champion national sera à nouveau sacré directement sur la base du classement.
Par ailleurs, la Jupiler Pro League comptera à nouveau 18 clubs en première division. Cela signifie que le classement final de la saison régulière sera déterminant pour l'attribution du titreet des places européennes ainsi que la relégation. Ainsi, les 17e et 18e places sont désormais synonymes de relégation, tandis que les quatre premières places garantissent une place européenne.
À l’instar de ce que nous avons vu lors de la Coupe du monde, les décisions prises à la suite d’une intervention de la VAR seront mieux justifiées. Ainsi, cette saison, les phases concernées seront diffusées sur les écrans des stades et, à partir d’octobre, les arbitres expliqueront leur décision à l’aide d’un micro.
Comme lors de la Coupe du monde, les remplacements devront désormais s’effectuer plus rapidement. Un joueur remplacé dispose désormais de 10 secondes pour quitter le terrain ; s’il met plus de temps, son remplaçant devra attendre 1 minute sur la ligne de touche avant de pouvoir entrer sur le terrain.
Une mesure similaire s'applique également en cas de blessure. Demander des soins implique de devoir quitter le terrain pendant au moins 1 minute. Simuler des blessures pour gagner du temps n'a donc plus beaucoup d'intérêt. Cette règle ne s'applique pas uniquement en cas de fautes entraînant un carton jaune ou rouge.
Par ailleurs, les corners accordés à tort peuvent être transformés en coup de pied de but, mais l’inverse n’est pas possible lorsqu’un coup de pied de but aurait dû être un corner.
En Challenger Pro League, une alternative au VAR sera testée. Grâce au système Football Video Support, les entraîneurs disposeront de deux « challenges » par match pour demander la révision d’actions contestées.
Ces « challenges » pourront être utilisés dans quatre situations : un but, un penalty, un carton rouge direct et un carton jaune attribué au mauvais joueur.
Autre changement important : à partir de cette saison, les équipes de jeunes peuvent être reléguées. Les équipes U23 (Club NXT, RSCA Futures, Jong Genk, Jong KAA Gent) qui évoluent cette année en Challenger Pro League devront donc se battre de toutes leurs forces pour rester en deuxième division. Elles ne pourront toutefois pas être promues en Jupiler Pro League.
Lorsqu'un entraîneur souhaite demander la révision d'une action, il le signale au quatrième arbitre à l'aide d'un geste du doigt en rotation et d'une carte « review ». L'arbitre visionne ensuite les images depuis le bord du terrain, puis rend sa décision définitive.
Si la décision initiale est maintenue, l'entraîneur perd son « challenge ». Si la décision est modifiée, il conserve toutefois son « challenge ».
Cette réforme met fin à un système qui, pendant des années, a été source de tensions, de débats et de matchs supplémentaires. Pour les clubs, cela signifie plus de clarté, un calendrier allégé et moins de calculs à l'approche de la fin de la saison.
En deuxième division, c'est surtout l'introduction des « video challenges » qui retient l'attention, car il s'agit d'un test pratique d'une variante du VAR faisant appel à moins de technologie et à davantage d'implication de la part des entraîneurs eux-mêmes.