Le Brésil se trouve à un tournant décisif de la Coupe du Monde 2026. Après un match nul décevant (1-1) contre le Maroc lors de son premier match du groupe C, la Seleção doit désormais absolument s'imposer face à Haïti à Philadelphie, vendredi 19 juin.

Le Brésil et le Maroc se sont partagé les points (1-1) au MetLife Stadium du New Jersey, devant 80 663 spectateurs. Le scénario était clair : Ismael Saibari a déjoué le gardien brésilien Alisson Becker dès la 21e minute grâce à un lob astucieux. Vinicius Júnior a rétabli l'égalité à la 32e minute, inscrivant son 10e but international lors de sa 50e sélection, mais le score n'a pas évolué par la suite.
Le Maroc s'est montré très dominant, surtout au cours des 30 premières minutes, et s'est tout simplement révélé plus fort tout au long du match, faisant preuve de plus de combativité et affichant un jeu plus cohérent.
Carlo Ancelotti, qui a pris les rênes du Brésil un peu plus d’un an avant le tournoi, a été critiqué pour son choix de titulaires :
Les titulaires qui ont déçu : Igor Thiago (attaquant), Roger Ibanez (arrière droit), Casemiro et Lucas Paquetá (milieux de terrain) ont connu de grandes difficultés avant la mi-temps
Les remplacements à la mi-temps qui ont rétabli l'équilibre : Danilo, Fabinho et Matheus Cunha ont apporté plus d'énergie et de cohésion
Danilo a été clair : « Il faut être clair », a-t-il déclaré. « La meilleure façon de nous améliorer et de redresser la barre, c'est d'affronter la réalité et d'analyser tout ce qui s'est passé avec lucidité. »
« Nous devons être conscients que cette première mi-temps n’était absolument pas à la hauteur de nos capacités et de ce que l’on attend de l’équipe nationale brésilienne. »
Dans quelle mesure Neymar pourra apporter sa contribution à cette équipe du Brésil reste une question difficile. Après une blessure au mollet qui l'a tenu éloigné des terrains pendant plus d'un mois, il n'a pu recommencer à s'entraîner légèrement que mercredi.
Pour ce qui devrait être sa dernière Coupe du Monde, il faudra donc attendre de voir quand nous pourrons à nouveau admirer ce magicien du ballon rond.
Haïti, l'un des plus grands outsiders du tournoi, a débuté par une défaite 1-0 face à l'Écosse après un but de John McGinn à la 28e minute. Mais Haïti peut se montrer satisfait d'une performance solide et a fait preuve de courage et de résilience.
Douglas Santos a d'ores et déjà prévenu : « Le Brésil ne doit pas s'attendre à une victoire facile contre Haïti ».
Le Brésil doit changer de cap et ne peut pas continuer à se reposer sur sa riche histoire. Le problème va bien au-delà des simples noms figurant sur la feuille de match. Étant donné qu’Ancelotti a disposé de moins de temps que ses prédécesseurs pour reconstruire l’équipe, on a l’impression que celle-ci manque d’une identité claire.
Ancelotti est clair : « Le style brésilien est dans les gènes. Le style italien, c’est le travail, beaucoup de travail. Je vais essayer de combiner les deux. »
Il souhaite d’abord assurer la stabilité défensive du Brésil afin de pouvoir ensuite exploiter les espaces pour les attaquants.
Face à Haïti, le Brésil doit prouver que sa performance décevante contre le Maroc n’était qu’un incident isolé qui ne définira pas son parcours en Coupe du Monde. Ancelotti doit toutefois faire un choix difficile : conserver le onze de départ pour préserver la cohésion du groupe ou faire appel à de nouveaux joueurs susceptibles d’apporter un nouveau souffle.
Le Brésil, quintuple champion du monde, est en quête de son premier titre mondial depuis 2002 et ne dispose que d’une marge de manœuvre très réduite pour essuyer une nouvelle déception.