
Dimanche, un match de barrage crucial opposera la Gantoise au KRC Genk, avec en jeu le dernier ticket européen. Les deux équipes abordent ce duel décisif à la Planet Group Arena avec des effectifs diminués, obligeant Nicky Hayen et Rik De Mil à trouver des solutions.
Pour le KRC Genk, une qualification européenne est une priorité absolue chaque saison. Après avoir manqué les Champions’ Play-offs et suivi un parcours compliqué jusqu’à ce barrage, les Limbourgeois ont une dernière opportunité de sauver leur saison. Mais la tâche s’annonce difficile.
L’entraîneur Nicky Hayen doit se passer de sept joueurs. Noah Adedeji-Sternberg est blessé de longue date, tandis que Matte Smets et Konstantinos Karetsas ne seront pas remis à temps. Quatre internationaux sont également absents en raison de leurs engagements en Coupe du Monde : Yaimar Medina, Joris Kayembe, Junya Ito et le joueur clé Zakaria El Ouahdi, récent lauréat du Soulier d’Ébène 2026.
Ces absences réduisent considérablement les options, notamment sur les ailes et dans la construction du jeu. Hayen devra faire preuve de créativité dans un match à très forte pression.
Du côté de la Gantoise, la situation n’est guère meilleure. L’entraîneur Rik De Mil doit remobiliser son équipe après une lourde défaite 5-0 contre le Club Bruges lors de la dernière journée des Champions’ Play-offs.
La Gantoise doit aussi composer avec plusieurs absences. « En plus de nos blessés, nous perdons Duverne, parti en sélection nationale », a déclaré De Mil. Hyllarion Goore et Ibrahima Cissé restent incertains : « C’est une course contre la montre pour récupérer un maximum de joueurs. »
Max Dean et Hatim Es-Saoubi sont d’ores et déjà forfaits. Le staff médical travaille intensivement pour remettre d’autres joueurs sur pied, mais des décisions seront prises à la dernière minute.
La forme récente de la Gantoise n’inspire pas confiance. Les Buffalos n’ont remporté aucun match en Champions’ Play-offs et n’ont inscrit que quatre buts, malgré plusieurs matchs nuls. La défaite contre le Club Bruges a laissé des traces.
« Ce résultat a fait mal, mais nous avons donné du repos aux joueurs pour digérer », explique De Mil. « L’analyse du match a aussi apporté davantage de combativité. »
L’entraîneur insiste sur l’importance de se tourner vers l’avenir : « C’est une finale. Après une longue saison, il faut saisir cette opportunité. Si nous sommes collectivement à notre niveau, nous pouvons battre n’importe qui. »
Les enjeux sont énormes pour les deux clubs. Une qualification européenne représente non seulement du prestige sportif, mais aussi une stabilité financière et un avantage pour la saison prochaine.
Avec des effectifs diminués, la fatigue d’une longue saison et la pression d’un match couperet, ce barrage s’annonce avant tout comme une bataille mentale. L’équipe qui gérera le mieux cette pression fera un pas décisif vers l’Europe.